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Le chef de l’Etat ivoirien a mis fin au suspense qui prévalait en Côte d’Ivoire depuis quelques semaines. Invoquant un «cas de force majeure», le président ivoirien Alassane Ouattara a annoncé jeudi 6 aout 2020 qu’il allait briguer un troisième mandat à l’élection présidentielle du 31 octobre, ce dont l’opposition lui conteste le droit en vertu de la Constitution.

Cette candidature semble à beaucoup en contradiction avec la nouvelle Constitution ivoirienne adoptée en 2016 et qui limite le nombre de mandats à deux. Pour l’analyste politique ivoirien, Franck Hermann Ekra, « cette décision n’est pas une surprise et elle va à l’encontre des institutions et de la volonté du peuple ».

De l’autre côté, le parti au pouvoir argue que les compteurs du nombre de mandats ont été remis à zéro en 2016 avec cette nouvelle Constitution et qu’ainsi Alassane Ouattara peut se représenter.

Chacun rappelle le spectre de l’élection de 2010 qui avait vu un affrontement armé de plusieurs mois entre les partisans d’Alassane Ouattara et ceux de Laurent Gbagbo. Certes, le pays peut se targuer d’une croissance économique soutenue, aidée par les institutions financières internationales. Mais les protagonistes de la crise de 2010 sont toujours là.

À 86 ans, l’ancien chef d’État ivoirien Henri Konan Bédié se présente pour le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). Tout comme l’ancien premier ministre de Laurent Gbagbo, Pascal Affi N’Guessan. Le cas de l’ex-chef rebelle Guillaume Soro, 48 ans, est incertain. Il s’est déclaré candidat mais vit en exil en France après sa condamnation par la justice ivoirienne.

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